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Quand le cerveau garde la mémoire du corps

12 juillet 2026


Quand le cerveau garde la mémoire du corps

Face à un événement marquant, le cerveau ne se contente pas d'enregistrer un souvenir : il l'imprime aussi dans le corps. L'amygdale, véritable alarme émotionnelle, active en une fraction de seconde les réponses de survie — peur, tension, fuite ou sidération — pendant que l'hippocampe, chargé de situer l'événement dans le temps et l'espace, peut se retrouver débordé. Le souvenir reste alors parfois « mal rangé », comme figé au présent, avec toute sa charge émotionnelle et ses sensations physiques intactes des années plus tard.

C'est précisément ce mécanisme que travaille la DMO — Désensibilisation par les Mouvements Oculaires, également appelée IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires).

Créée à la fin des années 1980 par les psychologues américains Connirae et Steve Andreas, formés en programmation neurolinguistique, cette approche part d'une observation simple : la direction du regard est liée à l'accès à différentes informations internes. Ils ont eu l'idée d'utiliser les mouvements oculaires comme porte d'entrée vers les expériences non intégrées — et en ont rapidement constaté l'efficacité. C'est la psychologue québécoise Danie Beaulieu, Ph. D., qui a ensuite approfondi et structuré la méthode à partir de 1993, jusqu'à en faire le protocole aujourd'hui enseigné et transmis à travers le monde. La DMO/IMO fait ainsi partie de la même famille d'approches par mouvements oculaires que l'EMDR de Francine Shapiro, tout en s'appuyant sur des origines et un protocole distincts, issus de la PNL.

Comprendre comment les émotions se forment, se figent parfois dans le corps, et comment on peut les aider à circuler à nouveau : c’est tout l’enjeu du travail que je propose au cabinet.

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