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La Racinologie Holistique© : remonter à ce qui a été planté avant nous

15 octobre 2026


Une plante qu'on arrose par les feuilles

Quand une plante jaunit, personne n'arrose ses feuilles. On verse l'eau sur la terre, aux racines — parce que c'est de là que tout part.

C'est l'image qui a donné son nom à la Racinologie Holistique©, et elle en dit déjà l'essentiel : chercher la cause en amont plutôt que traiter ce qui se voit. Son créateur, le coach belge Alain Fournier, la résume en une phrase : « Dans tout terrain où vous verrez poindre une fleur, il devait s'y trouver une graine, une racine ou un bulbe. »

La question de départ

Elle est simple, et probablement familière. D'où viennent ces forces qui s'opposent à nos propres décisions ?

Vous décidez quelque chose clairement. Vous en avez envie, vous savez pourquoi, vous vous y engagez. Et quelque chose, à l'intérieur, freine — sans argument, sans explication, mais assez fort pour tout arrêter.

Alain Fournier en propose une image que je trouve juste : imaginez votre mental tirant sur une corde qui relie votre présent à votre passé. Les épreuves anciennes y forment des nœuds. Tant que le mental tire fort, la corde se tend et les nœuds passent inaperçus. Mais dès que l'attention se relâche, dès qu'un obstacle survient, l'inconscient reprend la main — et ses peurs avec lui.

Ce que « holistique » veut dire ici

Le mot est partout, et il a fini par ne plus rien vouloir dire. Dans cette approche, il a un sens précis : tenir compte des quatre composantes de la personne — le physique, l'émotionnel, le mental, et ce que cette approche nomme l'âme — plutôt que d'en isoler une seule.

Ce découpage a une histoire, et elle est éclairante. Pendant des siècles, ces quatre parts ont relevé de quatre autorités différentes : le corps au médecin, l'esprit au maître puis au professeur, l'âme à l'Église, et l'émotionnel à personne — ou plutôt à ce que la morale religieuse autorisait. Chacun avait son domaine, et nul ne regardait l'ensemble. L'idée qu'une personne forme un tout dont l'équilibre intérieur mérite d'être cherché est, à l'échelle de l'histoire, très récente.

Les racines qu'on explore

L'approche s'intéresse à ce qui précède la difficulté présente :

  • Le transgénérationnel — ce qui se transmet dans une famille sans être dit : les schémas, les loyautés, les silences. Ce champ-là est documenté ; la psychothérapeute Anne Ancelin Schützenberger y a consacré des travaux connus, et il rejoint ce que Carl Gustav Jung décrivait de l'inconscient collectif.
  • Le climat familial et social dans lequel on a grandi, et la loyauté naturelle d'un enfant envers les siens — qui l'engage parfois pour longtemps.
  • Les schémas de la période fœtale et de l'enfance, dont une part reste consciente et une autre non.
  • Le caractère initial, ce mélange de tempérament, d'héritage et d'émotionnel avec lequel chacun démarre.
  • Le chemin d'âme et l'aspect karmique — la part la plus engagée de l'approche, sur laquelle je reviens plus bas.

Comment se déroule le travail

Cela commence par une écoute que Fournier appelle « en diagonale » : on ne s'arrête pas à chaque détail, on cherche les climats, les états d'esprit, ce qui a imprégné la personne. Puis on croise cette lecture avec d'autres entrées — les répétitions dans le parcours, les rêves, les tensions du corps, les moments où la vie semble buter toujours au même endroit.

Rien n'y est pris pour une preuve. Ce sont des pistes qu'on recoupe, et une seule ne suffit jamais. Le but n'est pas de trouver un coupable dans le passé, mais de comprendre assez pour que le présent cesse d'être commandé par lui.

Ce que cette approche n'est pas

Sur ce point, son créateur est net, et c'est à son honneur : avant tout travail, il s'assure que ce qui relève du médical, du psychologique ou du psychiatrique est bien pris en charge par les spécialistes concernés. Cette approche est complémentaire. Elle ne soigne pas une maladie, elle ne remplace ni un médecin, ni un psychologue, ni un traitement.

Il faut ajouter une précision d'honnêteté. Certains ouvrages cités dans ce courant proposent des tables de correspondance entre une maladie et une émotion précise — tel organe pour tel conflit intérieur. Ces correspondances ne sont pas des connaissances établies, et il serait malhonnête de les présenter comme telles. Une douleur mérite toujours d'être regardée par un médecin d'abord.

Ce qui relève d'un cadre de croyance, et qui l'assume

La notion de chemin d'âme, l'idée que la vie présente serait influencée par des incarnations antérieures : ce sont des propositions spirituelles, pas des faits démontrés. Elles ne peuvent ni se prouver ni se réfuter, et Alain Fournier le reconnaît lui-même — il écrit respecter la perception de chacun sur ce point.

Je le dis clairement parce qu'une personne qui vient consulter a le droit de savoir dans quel cadre elle entre. On peut trouver cette approche précieuse sans y adhérer entièrement : beaucoup de gens y travaillent le transgénérationnel et les schémas de l'enfance sans jamais aborder la question de l'âme. Le cadre s'adapte à ce en quoi vous croyez, pas l'inverse.

Pour qui

Pour ceux qui butent sur un blocage dont ils ne trouvent pas l'origine. Pour ceux qui voient se répéter les mêmes situations, dans leurs relations ou leur parcours, sans comprendre pourquoi. Pour ceux qui ont déjà fait un travail sur eux-mêmes et sentent qu'une couche plus ancienne demande à être entendue.

Et pour ceux, simplement, qui aimeraient changer le regard qu'ils portent sur ce qu'ils ont vécu — non pas pour l'effacer, mais pour cesser de le porter de la même façon.

Pour en savoir plus sur les accompagnements proposés par ArmoniLux : contact@armonilux.com

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